L’an dernier , l’ASSOCIATION EDUCATIVE ET CULTUTRELLE DU LYCEE JB COROT nous avait proposé la visite du Fontainier. cette année elle vous propose la visite de l’AQUEDUC DE RUNGIS, SAMEDI 11 mai 2019 à 15h30
L’aqueduc Médicis, ou aqueduc des eaux de Rungis, fut construit sur ordre de Marie de Médicis (née le 26 avril 1575 à Florence et morte le 3 juillet 1642 à Cologne, une reine de France et de Navarre), afin d’amener à Paris les eaux des sources captées à Rungis, dans l’actuel département du Val-de-Marne. Mis en service en 1623, l’aqueduc Médicis est toujours en fonctionnement. Il est propriété de la Ville de Paris et géré par Eau de Paris.
L’approvisionnement de Paris en eau est une des préoccupations du règne de Henri IV. Les fontaines et canalisations sont remises en état, et la pompe de la Samaritaine destinée à puiser l’eau de la Seine est mise en service en 1608. Malgré cela, la quantité d’eau disponible par habitant reste faible. La rive gauche est particulièrement délaissée : au début du XVI siècle, elle ne compte aucune fontaine publique, contre 19 pour la rive droite et 1 pour l’île de la Cité.
C’est pourquoi Sully commence à étudier la possibilité de capter des eaux à Rungis, où des terrains sont acquis en 1609.
Après l’assassinat d’Henri IV et le départ de son ministre, la reine mère et régente Marie de Médicis reprend le projet. Elle s’y intéresse d’autant plus qu’elle projette de se faire construire un palais sur la rive gauche, l’actuel palais du Luxembourg, dont le parc devra s’orner de fontaines et de jeux d’eau.
En 1612, le bureau de la Ville de Paris adjuge à Jean Coingt la construction de l’aqueduc. Les travaux de terrassement du carré des eaux commencent dès le début de l’année suivante et, le 17 juillet 1613, le jeune Louis XIII pose solennellement la première pierre du grand regard de Rungis. À la mort de Jean Coingt en 1614, le chantier est repris par son gendre Jean GOBELAIN (ou Gobelin).
L’aqueduc est mis en eau le 19 mai 1623 jusqu’à la Maison du Fontainier, il faudra cependant attendre encore 5 ans pour qu’il irrigue les fontaines publiques de Paris.
Il s’agit d’un aqueduc souterrain, qui traverse cependant la vallée de la Bièvre par un pont-aqueduc, au niveau des communes d’Arcueil et de Cachan, d’où son nom ancien d’aqueduc d’Arcueil que l’on rencontre encore parfois. Cette appellation est néanmoins à déconseiller à cause de son ambiguïté : en effet, l’ensemble des aqueducs d’Arcueil et de Cachan ne comptent pas moins de quatre ponts-aqueducs.
Pour la visite prévoir des bottes et une lampe torche.
Max par groupe : 25 /pers.
Prix de la visite : 2 euros – 18ans gratuit
Réservation obligatoire
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